Démarque inconnue
Un entrepôt compte son stock et trouve 24 000 € de moins sur les rayonnages que ce que disent les écritures, pour 2,4 millions d'euros de marchandises passées dans l'année. Cela fait un pour cent. Le stock que vous avez payé et qui n'est ni vendu ni sur le rayonnage s'appelle la démarque inconnue.
Comment calculer la démarque inconnue
Le calcul : la valeur du stock disparu, divisée par le coût d'achat des marchandises vendues sur la même période, multiplié par cent. Certaines entreprises divisent plutôt par la valeur moyenne du stock, ce qui donne un chiffre plus gros pour la même perte. Les deux dénominateurs se défendent ; passer de l'un à l'autre d'une année sur l'autre, non.
Ce qui vaut plus que l'arithmétique, c'est la ventilation. La démarque inconnue n'est pas une seule chose, et publiée comme un pourcentage unique elle est à peu près inutile. Découpez-la selon les catégories que vous pouvez réellement instruire :
- Marchandise abîmée dans l'entrepôt et jamais sortie proprement des écritures.
- Écarts de réception : la livraison était incomplète, quelqu'un a signé le bon, et le délai de réclamation s'est fermé.
- Erreurs de préparation expédiées et jamais refacturées.
- Péremption et obsolescence sur les articles datés.
- Simples erreurs d'écriture : un mouvement passé deux fois, une unité de mesure confondue, un retour saisi sur la mauvaise ligne.
- Le vol.
Dans la plupart des entrepôts, les cinq premières pèsent ensemble plus que la sixième, et un comptage qui démarre sur l'hypothèse du vol rend l'équipe défensive et les données plus mauvaises. Compter d'abord, ventiler ensuite, conclure en dernier.
Il n'y a pas de bon chiffre
Un bijoutier, un négoce de matériaux et un distributeur de surgelés perdent du stock de manières et dans des proportions complètement différentes : un chiffre venu d'ailleurs n'est pas un objectif. Zéro non plus : un entrepôt sans démarque enregistrée est en général un entrepôt qui ne compte pas, et la perte attend dans les écritures d'être trouvée à la clôture.
Comparez avec votre propre année précédente, puis par famille et par zone. Une zone ou une famille nettement au-dessus de la moyenne du site est un problème précis et trouvable.
En pratique
L'écart de 24 000 € sur 2,4 millions d'euros de coût d'achat des marchandises vendues donne une démarque inconnue d'un pour cent.
Instruite, elle se répartit ainsi : 9 000 € de casse survenue dans le bâtiment et jamais sortie des écritures, 6 000 € d'écarts de réception chez trois fournisseurs, 4 000 € de péremption sur des articles datés, et 5 000 € que personne n'a pu expliquer.
Trois quarts de la perte ont une cause connue et un remède connu : une habitude d'enregistrer la casse, une discipline de comptage à la réception, et une rotation plus stricte sur le stock daté. Le vrai mystère pèse 5 000 €, et il serait resté invisible dans le pour cent global. Les chiffres cités ici sont une illustration.
Ce qui fait bouger le chiffre
- Compter peu et souvent. Des comptages réguliers en continu trouvent une perte pendant que la cause est encore traçable. Un comptage annuel unique trouve un chiffre que personne n'explique. Voir comptages tournants.
- Compter à la réception. Signer un bon de livraison n'est pas réceptionner. La plupart des écarts de réception se découvrent des semaines plus tard, le délai de réclamation fermé.
- Rendre l'enregistrement de la casse facile. Si signaler un carton écrasé prend cinq minutes et un chef d'équipe, ce ne sera pas signalé, et cela devient de la démarque.
- La discipline d'emplacement. Un stock au mauvais emplacement se lit comme disparu jusqu'à ce que quelqu'un tombe dessus. Cette part du chiffre est un problème de fiabilité des stocks déguisé en démarque.
- La rotation sur les articles datés. Premier périmé, premier sorti, imposé par le système et non par la mémoire.
- Le contrôle d'accès, à sa juste place. Utile à avoir, utile à revoir, et à ne pas traiter comme l'explication entière avant d'avoir écarté les cinq autres catégories.
Questions fréquentes
Divisée par quoi ?
Le coût d'achat des marchandises vendues est le dénominateur habituel, parce qu'il suit la quantité qui a bougé. La valeur moyenne du stock s'emploie aussi et donne, pour la même perte, un pourcentage d'apparence plus élevée. Les deux conviennent ; passer de l'un à l'autre d'une année sur l'autre, non.
Est-ce la même chose que la fiabilité des stocks ?
Non. La fiabilité des stocks demande si un comptage correspond à l'écriture, dans les deux sens. La démarque inconnue est la valeur monétaire du stock parti et inexplicable. Un entrepôt peut avoir une mauvaise fiabilité et peu de démarque, si les écarts se compensent.
Faut-il compter les casses et les mises au rebut ?
Comptez-les et enregistrez-les à part. Casse et péremption sont des pertes réelles à causes connues, et leur remède diffère de celui de la part que personne n'explique. Tout mettre ensemble produit un chiffre inexploitable.
Est-ce surtout du vol ?
Dans la plupart des entrepôts, non. Écarts de réception, erreurs de préparation expédiées sans refacturation, casse non enregistrée et simples erreurs d'écriture pèsent ensemble plus lourd que le vol. Démarrer une enquête sur l'hypothèse du vol rend l'équipe défensive et les données plus mauvaises.
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Partie un : Aménager un entrepôt ne commence pas par le rayonnage
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